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Affichage des articles du mars, 2026
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   Borner le contour des souvenirs dans un temple intérieur ils sont là les moments beaux qui dansent, ça sent l’écorce, la résine, la terre d’eau après la pluie, ils sont là en cascade de vie, comme des métronomes, à ciseler la matière et sortir les paillettes d'eau, les regarder briller sur le plateau de nos soleils, sentir vibrer les cœurs et puis laisser l’océan remonter  éclabousser en volcan retenir le sel et en voir l’étincelle dans nos soleils. On joue par dessus le grand nous tous, le truc qui nous dépasse et qu’on comprend pas toujours. C’est souvent le plus intéressant, les murs se parlent entre eux, ça racontent, ça murmure si j’ose dire, les murs enveloppent de papier pour couvrir ce que ça peut. Si les murs n’existaient plus ? Si les roses ne se fanaient plus ? Si tu te comptais sans les limites imagine ce que ça ferait ? Quelques secondes seulement ? Tu te tiens dans le non fini, le non achevé et t...
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   S’adosser à toi dans la lumière de ton prénom c’est rassembler nos pièces pour écrire autre chose encore. Je me rappelle des cathéters dans les veines, dedans aucune lumière juste de la survie je pense aux pense aux draps sans douceur, au néon étouffé aux nuits comme le jour plus rien n’est défini dans la mollesse du temps infini. Dehors le monde n’existe pas. Il s'est fait absorber dans le néon. Le couloir pleure, blanche les réveilleuses sans heures, infini la longueur, tendres nos mains dans les tiennes. Chaudes les joues qui se touchent les mains, les pieds, nos heures de lavande à affleurer quelque  chose qui a existé à l’extérieur.
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Se détourner de réel pour le voir mieux dans son envers le décor dans le décor mettre des bottes à un corridor, tonitruer dans une église, falsifier les places pour que le spectacle commence à la fin, avaler le shampooing cracher des bulles par le nez, avaler le plastique finir le dessin sans l’avoir commencé. Imagine les mains qui s'en foutent de toi qui n'écoutent rien, tu lui dit joues et autre chose en sort un geste que tu n’as pas  prévu, une musicalité dans les notes hors de notes. On continue parce que c’est drôle aujourd’hui on est un peu en vacances de poésie et c‘est bien. Jouer du n’importe,     et se sentir qu’importe quoi, ça défraye les freins, ça déchronique le futur, pas d’histoire à raconter, pas de cailloux à ramasser, que des entraves à se partager pour expérimenter mon grand rien qui parfois se dévisse. Jeter des cailloux sans ricochets, bazarder les choses pour s’en défaire déboucler les boucles laisser tomber les pistes, on...
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   Il y aura et il y avait la mer au dessus au loin elle vaquait à ses occupations, et moi je me refroidissais, je laissais mourir en moi ce qui ne tenait plus debout, ce qui ne savais plus parler, ce qui ne savais plus que tituber, il y avait la mer et ses grandes préoccupations, qui marchait et fuyait le grand incendie. Tu me parlais à voix basse,  et toi grande et belle mort je ne t‘entendais plus.    
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  T’aimer Lucie,      comprendre ton bleu du ciel à toi t’aimer et puis te laisser le dessiner faire descendre les fils de ta corde à linge loin au dessus et tendre une partition dessus pour ton horizon pour faire  chanter les tendres partitions. Moi j'y percherai quelques oiseaux sur ton fil, comme un beau départ de voyage  vers les migrations soudaine. Miracle de la vie qui se lance à tire d'ailes  je rigole pas quelle belle ovulation ! Vas y dessine dessine t’occupes pas de moi.
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   Les grandes lubies de la maladie ça grince ferme dans les entrailles de ma terre, ça éventre le sommeil,  ça remonte à la croisée de tous mes diables, il manque toujours une information pour boucler ma boucle, un éventail ouvert à tout vents, écrire avec le soleil dans le noir de mon encre, pour préserver un peu le ciel. Le mobile de l’enfance qui tournoie sans fin au plafond,    photo: Claire Hugonnet je m’adultise comme on mâcherait un bonbon.
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   J’apprends la lecture des oiseaux dans le ciel pour me rappeler ce que je suis.                                                        Je compose une mélodie dans ma tête,  est ce que tu l‘entends mieux maintenant? Je suis né dans une couche de poussière boiseuse, ma mère l’hirondelle ne viendra plus chanter sur mes branches, mon père le ciel ne m’attribuera plus sous sa pluie. Mes frères ne s’éventent plus dans l’ombre de nos racines perdues, dans la forêt il se danse mes notes encore infinies. Je ne suis plus là  et pourtant j‘y suis encore. Est ce toi qui pleure ou bien l’ombre de la perte? Je parle la langues des bois à travers les cimes, je compatis avec les oiseaux dans le bruissement des insectes. Est ce toi que je vois pianoter sur la cime et faire entendre ce que je deviens à Photo Clai...