Se détourner de réel pour le voir mieux dans son envers
le décor dans le décor
mettre des bottes à un corridor,
tonitruer dans une église,
falsifier les places pour que le spectacle commence à la fin,
avaler le shampooing cracher des bulles par le nez,
avaler le plastique
finir le dessin sans l’avoir commencé.
Imagine les mains qui s'en foutent de toi qui n'écoutent rien,
tu lui dit joues et autre chose en sort un geste que tu n’as pas
prévu,
une musicalité dans les notes hors de notes.
On continue parce que c’est drôle aujourd’hui on est un peu en
vacances de poésie et c‘est bien.
Jouer du n’importe,
et se sentir qu’importe quoi,
ça défraye les freins,
ça déchronique le futur,
pas d’histoire à raconter,
pas de cailloux à ramasser,
que des entraves à se partager pour expérimenter mon grand
rien qui parfois se dévisse.
Jeter des cailloux sans ricochets,
bazarder les choses pour s’en défaire
déboucler les boucles
laisser tomber les pistes,
on dirait le petit canard de Novecento
un bel air stupide et sublime
voilà
dors, tu te perds et on a les mêmes gê
La vie n’est pas un rêve
surtout quand les gâteaux sont finis.
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