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   Je ne vous dirai pas les façons dont l’espace se sculpte pour accueillir nos mots. Nos propositions, nos envies nos élans, tu vois des brèches s’ouvrir en cascade et l’espace danser, un seul mot faux pas de trop et ça se referme comme la bouche d’une carpe. Muette la vie qui passe, me garde dans sa main au fond de la poche, comme une coulée d'enfance secrète. J’aime cette constellation troué au fond des nos vêtements. On joue pour l’amour du silence qui est en nous. Merci pour ces particules de beauté ensemble merc pour vos profondeurs vos arc en ciel ouverts, merci pour vos brassées, vos aérations, vos amours merci pour la beauté des conjugaisons, pour vos neurones scintillantes qui valsent a vive allure sur l’échelle de nos esprits, un nous sommes, accroché à la courbe du silence comme une goutte sur l’herbe un scintillement radieux et limpide d’une etincelle de nos verités merci a nos silences d ‘etre qui marchent à l’envers sur son fil, merci...
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     Renverser les coroles sur la surface de ton eau, il pleut des gouttes dans l’incertitude de nos neurones, plonger loin sur la surface des choses, miroiter le silence d‘eau se tenir à plat ventre au fond de tes eaux, voilà j'y suis un archaïque son de la terre plus vaste s’ouvre sur l’infini, un chant de ptérodactyle qui fuse une embarquée soudaine pour monter sur le socle des tes notes, tu joues du piano bien avant de naître toi, plusieurs vie on dirait, ecclésiastique du souvenir tu grégorianne sous les arcades, longue la bure pour cacher la puissance du tyranorésonne. Voyageur de glisse insoumis tu franchis 3 océans pour atteindre une terre rêvée près  de Circée. Je te laisse là près des flots, mon regard s’arrête là, tu gravites sur la colline, ta silhouette disparaît doucement, une nouvelle vie t'attend. J’y serai aussi.    
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   Tu joues pour les eaux qui débordent de tumulte, des rivières enchâssés qui bouillonnent, il y a au fond le grimoire du feu qui ouvre ses pages dans le ventre de la terre attablés à l’univers, il se prépare le grand festin qui brûle sous tes doigts    lampadaires. Fais brûler ce qui ne dansera plus ce qui ne chantera pas. Fais fondre les notes dans le grand tableau, Laisse rouler la lave au fond des ruisseaux pour que la pierre et l’eau s’embrassent sur la bouche une dernière fois au festin qui nous brûle sous les doigts.
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   Borner le contour des souvenirs dans un temple intérieur ils sont là les moments beaux qui dansent, ça sent l’écorce, la résine, la terre d’eau après la pluie, ils sont là en cascade de vie, comme des métronomes, à ciseler la matière et sortir les paillettes d'eau, les regarder briller sur le plateau de nos soleils, sentir vibrer les cœurs et puis laisser l’océan remonter  éclabousser en volcan retenir le sel et en voir l’étincelle dans nos soleils. On joue par dessus le grand nous tous, le truc qui nous dépasse et qu’on comprend pas toujours. C’est souvent le plus intéressant, les murs se parlent entre eux, ça racontent, ça murmure si j’ose dire, les murs enveloppent de papier pour couvrir ce que ça peut. Si les murs n’existaient plus ? Si les roses ne se fanaient plus ? Si tu te comptais sans les limites imagine ce que ça ferait ? Quelques secondes seulement ? Tu te tiens dans le non fini, le non achevé et t...
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   S’adosser à toi dans la lumière de ton prénom c’est rassembler nos pièces pour écrire autre chose encore. Je me rappelle des cathéters dans les veines, dedans aucune lumière juste de la survie je pense aux pense aux draps sans douceur, au néon étouffé aux nuits comme le jour plus rien n’est défini dans la mollesse du temps infini. Dehors le monde n’existe pas. Il s'est fait absorber dans le néon. Le couloir pleure, blanche les réveilleuses sans heures, infini la longueur, tendres nos mains dans les tiennes. Chaudes les joues qui se touchent les mains, les pieds, nos heures de lavande à affleurer quelque  chose qui a existé à l’extérieur.
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Se détourner de réel pour le voir mieux dans son envers le décor dans le décor mettre des bottes à un corridor, tonitruer dans une église, falsifier les places pour que le spectacle commence à la fin, avaler le shampooing cracher des bulles par le nez, avaler le plastique finir le dessin sans l’avoir commencé. Imagine les mains qui s'en foutent de toi qui n'écoutent rien, tu lui dit joues et autre chose en sort un geste que tu n’as pas  prévu, une musicalité dans les notes hors de notes. On continue parce que c’est drôle aujourd’hui on est un peu en vacances de poésie et c‘est bien. Jouer du n’importe,     et se sentir qu’importe quoi, ça défraye les freins, ça déchronique le futur, pas d’histoire à raconter, pas de cailloux à ramasser, que des entraves à se partager pour expérimenter mon grand rien qui parfois se dévisse. Jeter des cailloux sans ricochets, bazarder les choses pour s’en défaire déboucler les boucles laisser tomber les pistes, on...
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   Il y aura et il y avait la mer au dessus au loin elle vaquait à ses occupations, et moi je me refroidissais, je laissais mourir en moi ce qui ne tenait plus debout, ce qui ne savais plus parler, ce qui ne savais plus que tituber, il y avait la mer et ses grandes préoccupations, qui marchait et fuyait le grand incendie. Tu me parlais à voix basse,  et toi grande et belle mort je ne t‘entendais plus.