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  photo Claire Hugonnet   Tendre rire sur l’infini, dompte le sort de l’ordinaire belle lampe du soir, tu fais sortir le ciel sur sa voûte l’espace se tord, j‘aime comme tu le laisse rugir, tu traces dans la vase du monde des perles de beauté Ca vire au bleu au mauve, la lucidité se courbe, tu la fais rire et c'est beaucoup mieux comme ça. Ce soir quand j’éteins la lampe je pense à toi qui fait des ressorts de rire. A quand les prochaines vacances à repousser le temps?  à faire dormir le sensible avec l’imperceptible? à quand les déjeuners infini face à la mer de rire? au fragile autisme qui nous lie. Ce texte est pour toi Cécile.
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  Un bout rouge du tapis, une mare courte qui navigue sur le reflet du ciel, une nappe de brouillard, et puis le reste arrive doucement,   la grande plaine de l'enfance un morceau rouge ciel qui fait fuir les crabes au fond de l’eau, une navette qui passe dans le reflet du ciel, une araignée d’eau.. un tapis à faire reculer le monde pour mieux y voir, sors toi, que je voie ce qui se passe derrière l’espace quand il bascule. Il y a toujours autre chose qui arrive à travers les points fixe de l’univers, on ne peut pas seulement se contenter du reflet du monde il y a autre chose derrière. j’attends patiemment que l’espace se dévoile tout seul. Il se tient debout, lui aussi il est tout seul.
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On descend la rivière, non, on descend le ciel. On descend les comètes,  en altitude et le firmament, On descend on glisse les intrépides,  on laisse se palmer le présent du futur, la vie s’en va sans demeure, elle se fixe sur les rivages là ou tout  danse je regarde derrière toi, là ou tout recommence     photo: Nathalie Destoc  Ne te retourne pas, ce n’est pas la peine, je veille. Non ne te retourne pas, ils sont bien rangés dans leur beau tiroir les descendants, on a plus qu’à les trier, les laisser t'écouter surtout on est pas tout seuls ils se régalent tu les réjouis de petites cuillères de ciel, ne te retourne pas. Ils pivotent sur leur axe la tête en bas, on dirait que pour eux aussi tout recommence.
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  photo Claire hugonnet le piano se réjoui de toute cette brillance, de toute cette vaste plaine qu’on s’offre au jour. Il est rusé il ne nous dit pas tout, il monte magistral et ensuite il se retire peu à peu, il a peur de disparaître, il a peur d'être rangé au grenier des oubliés, c’est un ange boisé pris dans la commissure des lèvres, à demi sourire il avoue doucement son envie d'être encore plus souvent il rêve vaste, et se replie en riant,  il prends tout son temps dans son écorce il va s'accrocher à toi et nous suivre encore un peu en partant sur le chemin.   Je pleure la beauté pour que rien ne s’évapore en moi je pleure l’illusion et l’éphémère, je pleure aux contrées oubliées, à l’inaccessible souvenir qui perd en flamme mêche. Je pleure à la beauté qui se retire déjà comme la mer, comment embraser l’instant pour ne rien en perdre? Je pleure pour marier le pur au faible, et les lier dans mes vastes larmes  pour la vie...
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                                                                                                                       Photo:Claire Hugonnet une musique comme un corridor  pour arrondir les angles, une pièce enchâssée dans mes rêves. Il y a de la place pour tout le monde.   Je voudrai qu’on joue pour la poésie et sa fille.   Allez une ouverture brèche de ciel, une syllabe pour déchausser les mots un truc à faire tourner le langage à l'envers.   Tu voudrais renaître je voudrai refaire surface tu voudrais ressusciter  je voudrai seulement r...
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  Un air pour nous tous, Tiens toi droit et l’espace s’assiéra, debout les vertiges                                                            Photo: Nicolas Poirier   les affolements du monde assoupi. Debout les grandes verticales à remonter le ciel debout les analphabètes debout les ventriloques. Tenez vous droit plus que jamais le monde vous tend ses antennes debout les rapiécés,  les ralentis. Je voudrai vous arrondir les possibles pour que la vie s’entortille dans nos branches. Debout les nuits d'émeraude sous vos pieds tu vois bien qu’un seul axe nous inonde de sa lumière. La terre vient de se retourner. C’est le grand sol qui part en fuite.
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       photo: Claire Hugonnet                                                                              Je suis ta fille intérieure ou l’enfant que tu n’auras jamais, je suis notre bancalité notre désaccord mineur notre beauté conjugué je suis gémellité tordue sous la naïveté retrouvée je suis contemplation étoilée derrière toi, je vois la lumière qui palpite sous tes feux, je suis la non descendance de toutes les racines je suis appel de l’immensité je, nous, sommes toi. Je suis la brique à retirer du mur, je suis l’espace entre les choses je suis la candeur blanc...